Browsing by Autor "Nelly Blanchard"
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Item type: Item , Julien Godest, paysan autobiographe sous l’aile de Taldir-Jaffrennou(2014) Nelly BlanchardEn août 1903, le paysan Julien Godest (1849-1932) rencontre François Jaffrennou, alias Taldir ab Herninn (1879-1956), alors membre très actif du mouvement de défense de la Bretagne (emzao), qui l’incite à coucher ses mémoires sur papier. Godest compose alors un manuscrit autobiographique de 350 pages, riche d’un contenu hétéroclite fait à la fois d’éléments narratifs, de chants et de recettes médicinales. Cependant, si Jaffrennou projette l’édition de cette œuvre dans la revue An Oaled qu’il dirige, celui-ci le fait en coupant grandement dans le manuscrit, en révisant sa langue (lexique, orthographe, style), pour aboutir à la publication en 1929 de quelques dizaines de pages « redressées » par ses soins. L’analyse des choix opérés par Jaffrennou sur ce manuscrit populaire permet d’appréhender le regard néo-paternaliste porté par les régionalistes du mouvement breton de cette époque sur le peuple breton.Item type: Item , Le manuscrit autobiographique d’Hervé Burel : le peuple dit par lui-même ?(2009) Nelly BlanchardHervé Burel, paysan de Plouider (Léon, Bretagne), a rédigé à partir de 1905 son autobiographie dans laquelle il retrace sa vie, mais également celle de ses ancêtres sur quatre générations, remontant ainsi jusqu’à la période révolutionnaire. L’origine sociale paysanne de cet auteur en fait une plume rare et le choix de l’autobiographie lui permet de dire sa condition populaire dans sa dimension d’opprimé par les nobles et le clergé. Sa mise à l’écriture et sa prise de parole sont donc un acte fort d’émancipation. Il est également pour le lecteur un moyen d’accès direct au peuple dit par lui-même.Item type: Item , Les doublets synonymiques chez Hervé Burel (1905) ou comment casser l’entre-soi(2013) Nelly BlanchardDans son autobiographie en langue bretonne écrite vers 1905, Histor eur famill eus Breïz Isel, le paysan Hervé Burel (1858-1943) utilise abondamment un procédé rhétorique qui fait l’objet d’une analyse dans cet article : le doublet synonymique. Comment ce procédé rhétorique antique latin a-t-il pu arriver sous la plume d’un paysan léonard bretonnant anticlérical à la toute fin du XIXe siècle ? Au-delà du contexte de diglossie naissante dans lequel cet œuvre est écrite et qui pourrait en partie expliquer ce phénomène discursif, l’auteur n’utilise-il pas ce procédé à des fins de défi sociolinguistique ? La littérature lui permettrait-il de porter ainsi une revendication en faveur de plus de justice sociale ?